Italie : face à Meloni, le réveil des classes populaires ?
Arya Meroni
01 avril 2026
10 min.

Les 22 et 23 mars 2026, les Italien·nes ont largement rejeté par référendum le projet de changement constitutionnel voulu par Giorgia Meloni. Après une grève historique pour la Palestine à l’automne dernier, et une nouvelle journée de mobilisation réussie ce 28 mars, un renouveau politique, dans la rue et dans les urnes, semble se dessiner.
Samedi 28 mars 2026, 300 000 personnes ont pris part à la manifestation nationale « No Kings » organisée à Rome. Cette journée de mobilisation, en écho au mouvement du même nom qui défie Trump depuis un an aux États-Unis, avait pour mot d’ordre, comme ailleurs, le rejet de l’autoritarisme et de la guerre.
Comme ailleurs, mais avec deux particularités. A l’automne dernier, le mouvement de grève blocchiamo tutto pour la Palestine a regroupé plusieurs millions de personnes, une première depuis des décennies. No Kings apparaissait donc comme un test quelques mois plus tard, un moyen de voir si le mouvement ne s’était pas essoufflé, qu’il pouvait durer et se reconfigurer. Il s’agissait aussi de la première manifestation au lendemain du référendum sur la justice voulu et perdu par Giorgia Meloni.
Une semaine plus tôt, les Italien·ne·s avaient donc été appelé·es à voter sur un projet de réforme du cadre constitutionnel de l’institution judiciaire avec l’objectif central pour l’extrême droite d’entamer son indépendance, notamment en s’attaquant à celle des procureurs et en créant un Haut Conseil disciplinaire dont une partie des membres serait nommé par le pouvoir exécutif. Un pas de plus vers l’autoritarisme et raviver la flamme du tombeau de Mussolini, déterrer un peu plus le culte de la personnalité et enterrer l’esprit antifasciste de la constitution italienne.
La défaite cuisante de Meloni — près de deux millions de voix d’écart — met sans doute un coup d’arrêt à ce projet. Celle qui se targuait de diriger le gouvernement le plus stable depuis l’ère Berlusconi, et se voyait comme l’une des dirigeantes les plus populaires d’Europe, apparaît désormais fragilisée. Le résultat s’annonçait serré ; le verdict final, lui, est sans appel. Il acte surtout une dynamique négative spectaculaire, qui dit quelque chose des recompositions politiques en cours en Italie : début octobre encore, le oui était donné largement gagnant dans les sondages, parfois à plus de 70 %. Une véritable douche politique pour celle qui se voit en descendante du Duce.
Comment expliquer alors cette défaite ?
Sans doute plus que dans n’importe quel autre pays, la base sociale du parti néo-fasciste italien est la petite bourgeoisie. Or, si l’abstention massive des classes populaires aux dernières élections a permis à la droite de gagner une majorité absolue, le taux de participation historique de 60% a inversé cette tendance. Les subalternes sont allés voter en masse, ce qui se retranscrit dans le détail des votes. L’Italie du sud a très largement voté non – jusqu’à 75% à Naples –, tout comme les grandes et moyennes villes. Là aussi, dans le détail, aucun doute n’est permis : dans toutes les villes, le oui réalise ses meilleurs scores dans les centres villes ou dans les quartiers bourgeois, le non dans les quartiers et périphéries populaires. Enfin, les jeunes ont eux aussi pesé dans le rejet de la réforme constitutionnelle. Près de 60 % des moins de 35 ans ont voté non, malgré des conditions de vote qui jouent contre eux : l’impossibilité de voter hors de son lieu de résidence tend en effet à gonfler l’abstention des étudiant·es et des travailleur·euses détaché•e•s
Pour Meloni et la presse bourgeoise, la victoire du non ne serait pas une victoire « politique ». Les italien·ne·s, attaché·es à leur Constitution antifasciste, auraient exprimé un refus « technique » à la réforme. Si le refus d’une modification de la Constitution héritée a sans doute participé à la mobilisation, il semble peu probable que les classes populaires se soient déplacées en masse uniquement pour cela. Quand bien même, cet attachement est déjà très symbolique en soi : en Italie comme ailleurs, les fascistes étant les vrais fascistes, le fait que la population tiennent à des symboles antifascistes n’est sans doute pas de bon augure pour les fascistes.
Ce qui a sans doute pesé, ce sont les politiques antisociales prises par Meloni depuis son arrivée au pouvoir, comme la suppression du revenu de citoyenneté qui accordait un minimum survit aux résident·es de nationalité italienne, couplé à l’incapacité de juguler la crise énergétique et économique, et la bascule dans la pauvreté de plusieurs millions de personnes. Derrière le « miracle économique italien », se cache une paupérisation toujours plus importante des travailleur·euses ainsi qu’une explosion du nombre de chômeur·euses non indemnisé·es.
Le refus des politiques de Meloni est de toute manière global, le trop plein s’accumule, déborde et la cocotte craquelle. Et à chaque contestation, une seule réponse, la répression : d’assassinat raciste par la police de jeunes dans les quartiers populaires à la violente repression de manifestation lycéennes, jusqu’à l’envoi de la police anti-émeute sur des marches féministes, a chaque fois, des cas emblématique médiatisés qui donnent un goût amer en bouche à celles et ceux à qui ont voudrait faire avaler la pilule fasciste.
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Il ne manquait plus qu’une ombre au tableau, celle de la corruption, sport national de la bourgeoisie de gouvernement en Italie. Les affaires commencent à s’accumuler, dont une particulièrement gênante pour qui veut réformer la justice, concernant Andrea Delmastro, sous secrétaire… à la justice, accusé de lien avec la mafia.
Cette première grande défaite de Meloni ne signifie pourtant pas sa fin.
Dès le 23 mars au soir, elle a affirmé clairement qu’elle ne démissionnerait pas, refusant tout lien entre rejet d’une réforme et celle qui l’a incarnée dans dans le débat public, c’est-à-dire elle-même. Pour l’instant, Fratelli d’Italia s’en tient à faire le ménage, dégager les ministres accusés de corruption, chercher à apaiser les mécontents de ses alliés au gouvernement, La Lega et Forza Italia et éviter de se faire doubler par sa droite par un nouveau parti, Futuro Nazionale, qui se veut plus clairement fasciste que les descendants du fascisme. Au milieu de toute cette soupe aux-fafs, il n’est pas exclu qu’elle finisse par convoquer des élections anticipées.
La question déterminante est en réalité celle posée aux classes populaires italiennes : du renouveau des luttes sociales, émergera-t-il une force politique de gauche de rupture capable de rebattre les cartes, ou est-ce que le futur finira pas se conjuguer au passé, condamnant aux mêmes boucles sans fin ?
Le « campo largo », la coalition de centre-gauche qui réunit les forces parlementaires opposées à Forza Italia et ses alliés, tente déjà de faire sienne la victoire du non et pense s’appuyer dessus pour construire une dynamique en vue des élections de 2027. Ce serait une erreur d’attendre quoi que ce soit de cette coalition, qui n’a de gauche que le nom, et dont les partis politiques membres sont tous responsables de la situation. Le Parti Democrate (PD) mène des politiques néolibérales à chaque fois qu’il est au pouvoir. Ses alliés ne sont pas en reste : le Mouvement 5 Etoile qui a emergé dans les années 2010 avec des discours dégagistes contre “les élites corrompu”, a alterné alliance avec la Lega puis avec le PD lorsqu’il a dirigé le pays entre 2018 et 2021. Une véritable girouette politique, qui mange à tous les râteliers, et, comme souvent avec les mouvements “ni de droite ni de gauche”, fini surtout par dégager ses principes pour rentrer dans le moule.
On compte aussi parmi les membres de la coalition Italia Viva, le parti de l’ancien premier ministre Matteo Renzi de 2014 à 2016, ami de Macron et défenseur… du oui lors du référendum.
Penser que la solution face au néo-fascisme italien viendra des progressistes néo-libéraux qui ont trahi les classes populaires lorsqu’elles votaient pour eux revient donc à penser que pour éteindre un incendie, il faut souffler sur ses braises.
Ce qui importe, en revanche, est de savoir comment évolueront les mobilisations sociales en cours. Samedi a démontré que le mouvement anti-guerre était toujours puissant en Italie, en dépit de la forte répression gouvernementale. Le matin, Ilaria Salis, militante antifasciste élue députée européenne en 2024 alors qu’elle était enfermée dans les geôles de Viktor Orban, a été perquisitionnée à son domicile. Plusieurs bus affrétés par les organisations pour envoyer du monde à la manifestation ont aussi été arrêtés par la police. Meloni ne s’y trompe pas : la force de la réplique au référendum, dans la rue, va tracer une voie à suivre pour la gauche sociale et de rupture.
Loin des enjeux du centre-mou, ce sont dans la continuation des alliances entre mouvements sociaux et gauche anticapitaliste, entre syndicats de base et mouvement féministe, entre auto-organisation anti-raciste et mouvements internationalistes, entre lycéen·nes et écolo, que peut se construire, progressivement, un front de lutte à même de remporter des victoires. Le dynamisme de Potere al Popolo (PaP), organisation de gauche anticapitaliste, démontre des potentialités futures. Fort de son implantation dans les mouvements de jeunesse et de solidarité avec la Palestine, PaP a vu sa côte de popularité exploser en moins d’un an, passant de quelques milliers d’abonnés sur Instagram a plus de 100 000.
Les prochains mois seront déterminants, avec en creux la question de savoir si la pression électorale et les sirènes du centre-gauche ne refermeront pas la séquence, si, contrairement à ce à quoi on finit par se résigner tant le phénomène devient banal, à un printemps revigorant, ne succèdera pas une énième canicule étouffante.
Les 22 et 23 mars 2026, les Italien·nes ont largement rejeté par référendum le projet de changement constitutionnel voulu par Giorgia Meloni. Après une grève historique pour la Palestine à l’automne dernier, et une nouvelle journée de mobilisation réussie ce 28 mars, un renouveau politique, dans la rue et dans les urnes, semble se dessiner.
Samedi 28 mars 2026, 300 000 personnes ont pris part à la manifestation nationale « No Kings » organisée à Rome. Cette journée de mobilisation, en écho au mouvement du même nom qui défie Trump depuis un an aux États-Unis, avait pour mot d’ordre, comme ailleurs, le rejet de l’autoritarisme et de la guerre.
Comme ailleurs, mais avec deux particularités. A l’automne dernier, le mouvement de grève blocchiamo tutto pour la Palestine a regroupé plusieurs millions de personnes, une première depuis des décennies. No Kings apparaissait donc comme un test quelques mois plus tard, un moyen de voir si le mouvement ne s’était pas essoufflé, qu’il pouvait durer et se reconfigurer. Il s’agissait aussi de la première manifestation au lendemain du référendum sur la justice voulu et perdu par Giorgia Meloni.
Une semaine plus tôt, les Italien·ne·s avaient donc été appelé·es à voter sur un projet de réforme du cadre constitutionnel de l’institution judiciaire avec l’objectif central pour l’extrême droite d’entamer son indépendance, notamment en s’attaquant à celle des procureurs et en créant un Haut Conseil disciplinaire dont une partie des membres serait nommé par le pouvoir exécutif. Un pas de plus vers l’autoritarisme et raviver la flamme du tombeau de Mussolini, déterrer un peu plus le culte de la personnalité et enterrer l’esprit antifasciste de la constitution italienne.
La défaite cuisante de Meloni — près de deux millions de voix d’écart — met sans doute un coup d’arrêt à ce projet. Celle qui se targuait de diriger le gouvernement le plus stable depuis l’ère Berlusconi, et se voyait comme l’une des dirigeantes les plus populaires d’Europe, apparaît désormais fragilisée. Le résultat s’annonçait serré ; le verdict final, lui, est sans appel. Il acte surtout une dynamique négative spectaculaire, qui dit quelque chose des recompositions politiques en cours en Italie : début octobre encore, le oui était donné largement gagnant dans les sondages, parfois à plus de 70 %. Une véritable douche politique pour celle qui se voit en descendante du Duce.
Comment expliquer alors cette défaite ?
Sans doute plus que dans n’importe quel autre pays, la base sociale du parti néo-fasciste italien est la petite bourgeoisie. Or, si l’abstention massive des classes populaires aux dernières élections a permis à la droite de gagner une majorité absolue, le taux de participation historique de 60% a inversé cette tendance. Les subalternes sont allés voter en masse, ce qui se retranscrit dans le détail des votes. L’Italie du sud a très largement voté non – jusqu’à 75% à Naples –, tout comme les grandes et moyennes villes. Là aussi, dans le détail, aucun doute n’est permis : dans toutes les villes, le oui réalise ses meilleurs scores dans les centres villes ou dans les quartiers bourgeois, le non dans les quartiers et périphéries populaires. Enfin, les jeunes ont eux aussi pesé dans le rejet de la réforme constitutionnelle. Près de 60 % des moins de 35 ans ont voté non, malgré des conditions de vote qui jouent contre eux : l’impossibilité de voter hors de son lieu de résidence tend en effet à gonfler l’abstention des étudiant·es et des travailleur·euses détaché•e•s
Pour Meloni et la presse bourgeoise, la victoire du non ne serait pas une victoire « politique ». Les italien·ne·s, attaché·es à leur Constitution antifasciste, auraient exprimé un refus « technique » à la réforme. Si le refus d’une modification de la Constitution héritée a sans doute participé à la mobilisation, il semble peu probable que les classes populaires se soient déplacées en masse uniquement pour cela. Quand bien même, cet attachement est déjà très symbolique en soi : en Italie comme ailleurs, les fascistes étant les vrais fascistes, le fait que la population tiennent à des symboles antifascistes n’est sans doute pas de bon augure pour les fascistes.
Ce qui a sans doute pesé, ce sont les politiques antisociales prises par Meloni depuis son arrivée au pouvoir, comme la suppression du revenu de citoyenneté qui accordait un minimum survit aux résident·es de nationalité italienne, couplé à l’incapacité de juguler la crise énergétique et économique, et la bascule dans la pauvreté de plusieurs millions de personnes. Derrière le « miracle économique italien », se cache une paupérisation toujours plus importante des travailleur·euses ainsi qu’une explosion du nombre de chômeur·euses non indemnisé·es.
Le refus des politiques de Meloni est de toute manière global, le trop plein s’accumule, déborde et la cocotte craquelle. Et à chaque contestation, une seule réponse, la répression : d’assassinat raciste par la police de jeunes dans les quartiers populaires à la violente repression de manifestation lycéennes, jusqu’à l’envoi de la police anti-émeute sur des marches féministes, a chaque fois, des cas emblématique médiatisés qui donnent un goût amer en bouche à celles et ceux à qui ont voudrait faire avaler la pilule fasciste.
Il ne manquait plus qu’une ombre au tableau, celle de la corruption, sport national de la bourgeoisie de gouvernement en Italie. Les affaires commencent à s’accumuler, dont une particulièrement gênante pour qui veut réformer la justice, concernant Andrea Delmastro, sous secrétaire… à la justice, accusé de lien avec la mafia.
Cette première grande défaite de Meloni ne signifie pourtant pas sa fin.
Dès le 23 mars au soir, elle a affirmé clairement qu’elle ne démissionnerait pas, refusant tout lien entre rejet d’une réforme et celle qui l’a incarnée dans dans le débat public, c’est-à-dire elle-même. Pour l’instant, Fratelli d’Italia s’en tient à faire le ménage, dégager les ministres accusés de corruption, chercher à apaiser les mécontents de ses alliés au gouvernement, La Lega et Forza Italia et éviter de se faire doubler par sa droite par un nouveau parti, Futuro Nazionale, qui se veut plus clairement fasciste que les descendants du fascisme. Au milieu de toute cette soupe aux-fafs, il n’est pas exclu qu’elle finisse par convoquer des élections anticipées.
La question déterminante est en réalité celle posée aux classes populaires italiennes : du renouveau des luttes sociales, émergera-t-il une force politique de gauche de rupture capable de rebattre les cartes, ou est-ce que le futur finira pas se conjuguer au passé, condamnant aux mêmes boucles sans fin ?
Le « campo largo », la coalition de centre-gauche qui réunit les forces parlementaires opposées à Forza Italia et ses alliés, tente déjà de faire sienne la victoire du non et pense s’appuyer dessus pour construire une dynamique en vue des élections de 2027. Ce serait une erreur d’attendre quoi que ce soit de cette coalition, qui n’a de gauche que le nom, et dont les partis politiques membres sont tous responsables de la situation. Le Parti Democrate (PD) mène des politiques néolibérales à chaque fois qu’il est au pouvoir. Ses alliés ne sont pas en reste : le Mouvement 5 Etoile qui a emergé dans les années 2010 avec des discours dégagistes contre “les élites corrompu”, a alterné alliance avec la Lega puis avec le PD lorsqu’il a dirigé le pays entre 2018 et 2021. Une véritable girouette politique, qui mange à tous les râteliers, et, comme souvent avec les mouvements “ni de droite ni de gauche”, fini surtout par dégager ses principes pour rentrer dans le moule.
On compte aussi parmi les membres de la coalition Italia Viva, le parti de l’ancien premier ministre Matteo Renzi de 2014 à 2016, ami de Macron et défenseur… du oui lors du référendum.
Penser que la solution face au néo-fascisme italien viendra des progressistes néo-libéraux qui ont trahi les classes populaires lorsqu’elles votaient pour eux revient donc à penser que pour éteindre un incendie, il faut souffler sur ses braises.
Ce qui importe, en revanche, est de savoir comment évolueront les mobilisations sociales en cours. Samedi a démontré que le mouvement anti-guerre était toujours puissant en Italie, en dépit de la forte répression gouvernementale. Le matin, Ilaria Salis, militante antifasciste élue députée européenne en 2024 alors qu’elle était enfermée dans les geôles de Viktor Orban, a été perquisitionnée à son domicile. Plusieurs bus affrétés par les organisations pour envoyer du monde à la manifestation ont aussi été arrêtés par la police. Meloni ne s’y trompe pas : la force de la réplique au référendum, dans la rue, va tracer une voie à suivre pour la gauche sociale et de rupture.
Loin des enjeux du centre-mou, ce sont dans la continuation des alliances entre mouvements sociaux et gauche anticapitaliste, entre syndicats de base et mouvement féministe, entre auto-organisation anti-raciste et mouvements internationalistes, entre lycéen·nes et écolo, que peut se construire, progressivement, un front de lutte à même de remporter des victoires. Le dynamisme de Potere al Popolo (PaP), organisation de gauche anticapitaliste, démontre des potentialités futures. Fort de son implantation dans les mouvements de jeunesse et de solidarité avec la Palestine, PaP a vu sa côte de popularité exploser en moins d’un an, passant de quelques milliers d’abonnés sur Instagram a plus de 100 000.
Les prochains mois seront déterminants, avec en creux la question de savoir si la pression électorale et les sirènes du centre-gauche ne refermeront pas la séquence, si, contrairement à ce à quoi on finit par se résigner tant le phénomène devient banal, à un printemps revigorant, ne succèdera pas une énième canicule étouffante.
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