Les DeserTGirlz, hit machines de combat
Apolline Bazin
21 avril 2026
10 min.
Nanette, Gazoline et Diamora sont apparues sur Internet en 2024 avec une pelleté de chansons aux textes absurdes et mordants. Toujours cagoulées, elles sont de retour avec un nouvel album nommé Transterroristes, destiné à « faire grincer les dents des fachos… jusqu’à ce qu’elles tombent ». Interview.
Les DeserTGirlz sont nées pour livrer bataille. Le mystérieux grrrls band s’est fait connaître avec « Pénis de femme », un hit de réponse à Transmania, le brûlot transphobe co-écrit par Marguerite Stern et Dora Moutot, vite renommées « Gargarisme Terne et DeuxRats Mouton » par le trio. Cette première chanson a vite été suivie d’un autre titre « Hélicoptère de combat » et d'un album manifeste, Le meilleur des deux mondes. Sur scène, les Girlz offrent à leur public (toujours survolté) un spectacle drôle et salvateur, chorégraphié comme un show de pop star mais énervé comme un gig de « transferm hooligan music ». Leur férocité n’a d’égal que leur sens de la dérision, et c’est tout cela qui fait du groupe un vrai phénomène des scènes queer. Ce succès les a portées jusqu’aux premières parties de Théa à Lyon et Grenoble, où certain·es les auront peut-être découvertes.
Avec Transterroristes, le trio poursuit son œuvre de riposte aux rhétoriques transphobes. La violence réactionnaire a explosé en deux ans alors les Girlz haussent le ton et doublent les rations de vannes. Dans ses interludes, le groupe se moque des médias réacs, de « Popocito » l’avatar d’un célèbre influenceur d’extrême droite, mais racontent aussi un attentat contre l’Élysée… Fiction politique et manifeste anarchiste se mêlent, avec au milieu une déclaration enflammée à Luigi Mangione («Bam bam bam»).
Problematik - « Autogynorectoverso », le premier single de ce nouvel album détourne un terme qu’on trouve souvent dans les argumentaires transphobes. Votre texte parle du désir pour soi d’une manière assez intime. Comment et pourquoi avez-vous écrit cette chanson ?
Gazoline : On l'a écrite après avoir lu Transmania le bouquin de Stern et Moutot, où elles utilisent le mot « autogynéphilie », qui est un vieux terme inventé par des psychiatres pour désigner les personnes excitées sexuellement par le fait de porter des attributs féminins, ce qui est dégoûtant selon eux.
Nanette : Dans le livre, elles parlent en boucle d'une cousine qu’elles appellent Robert, que ça excite de mettre des robes et des porte-jarretelles. Nous on a bien aimé ce personnage, et on s'est dit qu'on voulait écrire une chanson pour dire qu'on voyait pas le problème. Après, on a fait des blagues sur le développement personnel, le fait de s’aimer soi-même ainsi que la masturbation.
Diamora : Au début quand j’ai entendu parler d’autogynéphilie, j’étais contente d’apprendre qu’il y avait un mot pour parler de ça. C’est juste que c’est encore plus excitant quand ça sort de la bouche des meufs trans sur de la techno rapide avec des basses.
Nanette : Moi j’ai bandé la première fois que j’ai mis une robe, tu vas faire quoi ?
Gazoline : Aussi, c'était pour dire qu'en tant que meuf trans, on est pas là pour faire les keufs de c'est quoi la bonne façon d'être trans, entre autres en réaction à des cousines qui essaient de se dépêtrer de la transmisogynie en se désolidarisant des travestis, des sissies, des pédales, des folles, et d’un tas d’autres personnes que nous on considère toutes comme faisant partie de notre commu.
La sortie de « Pénis de femme » c’était le 11 avril 2024, ça fait donc pile deux ans que vous êtes en activité (joyeux anniversaire !). En résumé, qu’est-ce qui s’est passé pour vous depuis ? C’est comment votre rencontre avec le public et le milieu de la musique ? Des crushs à signaler ?
Diamora : Merci pour l’anniversaire purée, on se l’était même pas souhaité !
Gazoline : Alors depuis on a fait plein de dates, rencontré un public qui connaît parfois même les intros et les interludes par cœur, et qui nous fait des cadeaux trop touchants, c’est vraiment adorable. Aussi on a fait plusieurs fois les premières parties de Théa dans des salles de plus en plus grandes, c’était super bien.
Diamora : Moi j’ai eu un crush sur les caissons de basses du Transbo UwU.
Gazoline : Après tu sais on était déjà dans le milieu de la musique avant les DeserTGirlZ. On est des daronnes en vrai, on a bien roulé notre bosse depuis notre premier projet les 2be3 avec Nanette, je sais pas si t'avais vu passer ?
Nanette : Depuis deux ans, j’ai gagné 10 cm de tour de poitrine, et pour les crushs, c’est une longue histoire mais j’en parle dans mes mémoires…
Qu’est-ce que ça a changé pour vous « en civil » d’avoir créé cet espace pour dire des trucs trashs ?
Nanette : Quand on fait des chansons comme ça, on a toujours un peu peur de comment ça va être reçu, et c’est rassurant de voir que ce qu’on dit et la façon dont on le dit fait du bien à plein de gens, et en secoue d’autres. Maintenant on se surveille un petit peu moins quand on est en studio pour savoir si ce qu’on dit est acceptable ou pas.
Gazoline : En vrai j'ai pas l'impression de dire des trucs plus trashs que dans la vie. Voire même c'est mieux tourné dans les chansons, on choisit vachement ce qu'on dit et quelles blagues on garde. Vraiment, on vous épargne énormément de trucs, genre notre avis sur le drag king.
« Kurdt » me semble être un hommage à Kurt Cobain, c’est bien ça ? Est-ce une figure qui a compté pour vous ?
Diamora : Oui c’est ça ! C’est parce que c’est une cousine aussi !
Nanette : On est pas les premières à le dire, et ça a été un gros sujet sur Internet, mais y a énormément de choses qui montrent que cette personne était sûrement pas le mec cis-hétéro que les gens avaient envie de voir. Nous on avait envie de faire l’expérience de pensée d’un monde où la travitude de Kurdt n’aurait été pas effacée par le pouvoir hétérosexuel.
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Gazoline : Moi j’ai grandi en écoutant Nirvana en boucle et en apprenant toutes les parties de guitare et de batterie. Alors j'étais bien contente après avoir transitionné de découvrir qu'en fait tout prouve que Kurdt était transfem et que j'avais pas besoin de cancel le groupe de mon baladeur pour être une vraie femme.
Diamora : La chanson s’appelle comme ça parce que Kurdt c’est le prénom qu’elle utilise dans son journal intime. On a pris ça comme un indice de plus dans la petite histoire qu’on se raconte pour retrouver des bouts de représentation communautaires dans la culture pop mainstream des années 90.
Nanette : C’est comme pour moi avec Michael Youn dans les années 2000.
Ce deuxième album développe encore plus votre vision politique, avec notamment la chanson « Le pouvoir est maudit » qui dit « Je veux pas le pouvoir, je veux la fin du pouvoir ». C’est quoi la société idéale des DeserTGirlZ ?
Gazoline : Cette chanson, elle est née du fait d’en avoir marre de lire et entendre des queer avec des positions légalistes, carcérales et sécuritaires. Si nos luttes féministes et LGBT peuvent être réappropriées par l’État et les FAFs pour en faire du racisme et de l’impérialisme, c’est sûrement que nos mots d’ordre et nos manières de penser la politique ne sont souvent pas les bonnes. Pour nous ça veut dire continuer d’être dangereuses, pour pas juste devenir un outil de plus du néo-colonialisme. En tant que trans on doit se battre contre l’État, la police, la justice et toutes les politiques sécuritaires, dont celles qui existent à l’intérieur de nos têtes et de nos communautés. Que notre libération elle viendra de là, pas de répéter en boucle « les femmes trans sont des femmes ».
Votre humour est toujours aussi incisif, mais qui vous fait rire au quotidien ?
Diamora : Cléa Ciel et Transbaguette.
Nanette : En ce moment mon empire romain c'est ce tweet : « ya un mec il a inventer le poulet roti il c bien foutu de notrz gueuul genre wooooooooww les gars nouvo plat ok ingredients : 1 pouler »
Gazoline : La vidéo où Charlie Kirk essaie d’attraper une balle de fusil avec sa gorge.
Sur scène, vous avez travaillé des petites chorés ; à quoi peut-on s’attendre pour les concerts de Transterroristes ?
Gazoline : Après c’est pas des si petites chorés, je dirais plutôt qu’elles sont dans la moyenne de taille des chorégraphies.
Diamora : C’est pire qu’avant. Peut-être qu’on ira sur Grindr en live, peut-être qu’on a des nouvelles tenues encore plus slutty, peut-être qu’on se pécho.
Nanette : On essaie de garder le format hybride où il y a des moments de théâtre au milieu des chansons, on prépare des blagues et aussi des choses extrêmement sérieuses, comme on fait dans nos albums finalement. Mais on en garde sous le coude pour notre prochain projet : les DeserTGirlZ le Film. Bref j’en parle aussi dans mon livre.
Et dernière question, vous n'avez pas eu de problème pour mettre l’album en ligne avec ce titre ?
Diamora : Pour l’instant tout se passe bien. On attend patiemment d'être citées en commission parlementaire ceci dit, ou sur CNews, ça nous aiderait bien pour la promo.
Nanette : En fait on essaie de dire les pires choses pour faire un bad buzz et ça marche pas, y a juste des gens qui nous écrivent en disant que ça fait du bien d’entendre ça.
Gazoline : Le comble pour des meufs trans ! On arrive pas à se faire call out.
***
29 mai - Donkey Stock Festival, à THIL
30 mai - Point Fort d’Aubervilliers avec Sœurs Malsaines
26 juin - La Pente, à LYON
21 août - Festi' Tartare de Miettes, LE NOIRMONT (CH)
03 octobre - Le Romandie, LAUSANNE (CH)
Suivre les DeserTGirlz sur Instagram pour les nouvelles dates.
Image à la Une © Pablo Albandea
Nanette, Gazoline et Diamora sont apparues sur Internet en 2024 avec une pelleté de chansons aux textes absurdes et mordants. Toujours cagoulées, elles sont de retour avec un nouvel album nommé Transterroristes, destiné à « faire grincer les dents des fachos… jusqu’à ce qu’elles tombent ». Interview.
Les DeserTGirlz sont nées pour livrer bataille. Le mystérieux grrrls band s’est fait connaître avec « Pénis de femme », un hit de réponse à Transmania, le brûlot transphobe co-écrit par Marguerite Stern et Dora Moutot, vite renommées « Gargarisme Terne et DeuxRats Mouton » par le trio. Cette première chanson a vite été suivie d’un autre titre « Hélicoptère de combat » et d'un album manifeste, Le meilleur des deux mondes. Sur scène, les Girlz offrent à leur public (toujours survolté) un spectacle drôle et salvateur, chorégraphié comme un show de pop star mais énervé comme un gig de « transferm hooligan music ». Leur férocité n’a d’égal que leur sens de la dérision, et c’est tout cela qui fait du groupe un vrai phénomène des scènes queer. Ce succès les a portées jusqu’aux premières parties de Théa à Lyon et Grenoble, où certain·es les auront peut-être découvertes.
Avec Transterroristes, le trio poursuit son œuvre de riposte aux rhétoriques transphobes. La violence réactionnaire a explosé en deux ans alors les Girlz haussent le ton et doublent les rations de vannes. Dans ses interludes, le groupe se moque des médias réacs, de « Popocito » l’avatar d’un célèbre influenceur d’extrême droite, mais racontent aussi un attentat contre l’Élysée… Fiction politique et manifeste anarchiste se mêlent, avec au milieu une déclaration enflammée à Luigi Mangione («Bam bam bam»).
Problematik - « Autogynorectoverso », le premier single de ce nouvel album détourne un terme qu’on trouve souvent dans les argumentaires transphobes. Votre texte parle du désir pour soi d’une manière assez intime. Comment et pourquoi avez-vous écrit cette chanson ?
Gazoline : On l'a écrite après avoir lu Transmania le bouquin de Stern et Moutot, où elles utilisent le mot « autogynéphilie », qui est un vieux terme inventé par des psychiatres pour désigner les personnes excitées sexuellement par le fait de porter des attributs féminins, ce qui est dégoûtant selon eux.
Nanette : Dans le livre, elles parlent en boucle d'une cousine qu’elles appellent Robert, que ça excite de mettre des robes et des porte-jarretelles. Nous on a bien aimé ce personnage, et on s'est dit qu'on voulait écrire une chanson pour dire qu'on voyait pas le problème. Après, on a fait des blagues sur le développement personnel, le fait de s’aimer soi-même ainsi que la masturbation.
Diamora : Au début quand j’ai entendu parler d’autogynéphilie, j’étais contente d’apprendre qu’il y avait un mot pour parler de ça. C’est juste que c’est encore plus excitant quand ça sort de la bouche des meufs trans sur de la techno rapide avec des basses.
Nanette : Moi j’ai bandé la première fois que j’ai mis une robe, tu vas faire quoi ?
Gazoline : Aussi, c'était pour dire qu'en tant que meuf trans, on est pas là pour faire les keufs de c'est quoi la bonne façon d'être trans, entre autres en réaction à des cousines qui essaient de se dépêtrer de la transmisogynie en se désolidarisant des travestis, des sissies, des pédales, des folles, et d’un tas d’autres personnes que nous on considère toutes comme faisant partie de notre commu.
La sortie de « Pénis de femme » c’était le 11 avril 2024, ça fait donc pile deux ans que vous êtes en activité (joyeux anniversaire !). En résumé, qu’est-ce qui s’est passé pour vous depuis ? C’est comment votre rencontre avec le public et le milieu de la musique ? Des crushs à signaler ?
Diamora : Merci pour l’anniversaire purée, on se l’était même pas souhaité !
Gazoline : Alors depuis on a fait plein de dates, rencontré un public qui connaît parfois même les intros et les interludes par cœur, et qui nous fait des cadeaux trop touchants, c’est vraiment adorable. Aussi on a fait plusieurs fois les premières parties de Théa dans des salles de plus en plus grandes, c’était super bien.
Diamora : Moi j’ai eu un crush sur les caissons de basses du Transbo UwU.
Gazoline : Après tu sais on était déjà dans le milieu de la musique avant les DeserTGirlZ. On est des daronnes en vrai, on a bien roulé notre bosse depuis notre premier projet les 2be3 avec Nanette, je sais pas si t'avais vu passer ?
Nanette : Depuis deux ans, j’ai gagné 10 cm de tour de poitrine, et pour les crushs, c’est une longue histoire mais j’en parle dans mes mémoires…
Qu’est-ce que ça a changé pour vous « en civil » d’avoir créé cet espace pour dire des trucs trashs ?
Nanette : Quand on fait des chansons comme ça, on a toujours un peu peur de comment ça va être reçu, et c’est rassurant de voir que ce qu’on dit et la façon dont on le dit fait du bien à plein de gens, et en secoue d’autres. Maintenant on se surveille un petit peu moins quand on est en studio pour savoir si ce qu’on dit est acceptable ou pas.
Gazoline : En vrai j'ai pas l'impression de dire des trucs plus trashs que dans la vie. Voire même c'est mieux tourné dans les chansons, on choisit vachement ce qu'on dit et quelles blagues on garde. Vraiment, on vous épargne énormément de trucs, genre notre avis sur le drag king.
« Kurdt » me semble être un hommage à Kurt Cobain, c’est bien ça ? Est-ce une figure qui a compté pour vous ?
Diamora : Oui c’est ça ! C’est parce que c’est une cousine aussi !
Nanette : On est pas les premières à le dire, et ça a été un gros sujet sur Internet, mais y a énormément de choses qui montrent que cette personne était sûrement pas le mec cis-hétéro que les gens avaient envie de voir. Nous on avait envie de faire l’expérience de pensée d’un monde où la travitude de Kurdt n’aurait été pas effacée par le pouvoir hétérosexuel.
Gazoline : Moi j’ai grandi en écoutant Nirvana en boucle et en apprenant toutes les parties de guitare et de batterie. Alors j'étais bien contente après avoir transitionné de découvrir qu'en fait tout prouve que Kurdt était transfem et que j'avais pas besoin de cancel le groupe de mon baladeur pour être une vraie femme.
Diamora : La chanson s’appelle comme ça parce que Kurdt c’est le prénom qu’elle utilise dans son journal intime. On a pris ça comme un indice de plus dans la petite histoire qu’on se raconte pour retrouver des bouts de représentation communautaires dans la culture pop mainstream des années 90.
Nanette : C’est comme pour moi avec Michael Youn dans les années 2000.
Ce deuxième album développe encore plus votre vision politique, avec notamment la chanson « Le pouvoir est maudit » qui dit « Je veux pas le pouvoir, je veux la fin du pouvoir ». C’est quoi la société idéale des DeserTGirlZ ?
Gazoline : Cette chanson, elle est née du fait d’en avoir marre de lire et entendre des queer avec des positions légalistes, carcérales et sécuritaires. Si nos luttes féministes et LGBT peuvent être réappropriées par l’État et les FAFs pour en faire du racisme et de l’impérialisme, c’est sûrement que nos mots d’ordre et nos manières de penser la politique ne sont souvent pas les bonnes. Pour nous ça veut dire continuer d’être dangereuses, pour pas juste devenir un outil de plus du néo-colonialisme. En tant que trans on doit se battre contre l’État, la police, la justice et toutes les politiques sécuritaires, dont celles qui existent à l’intérieur de nos têtes et de nos communautés. Que notre libération elle viendra de là, pas de répéter en boucle « les femmes trans sont des femmes ».
Votre humour est toujours aussi incisif, mais qui vous fait rire au quotidien ?
Diamora : Cléa Ciel et Transbaguette.
Nanette : En ce moment mon empire romain c'est ce tweet : « ya un mec il a inventer le poulet roti il c bien foutu de notrz gueuul genre wooooooooww les gars nouvo plat ok ingredients : 1 pouler »
Gazoline : La vidéo où Charlie Kirk essaie d’attraper une balle de fusil avec sa gorge.
Sur scène, vous avez travaillé des petites chorés ; à quoi peut-on s’attendre pour les concerts de Transterroristes ?
Gazoline : Après c’est pas des si petites chorés, je dirais plutôt qu’elles sont dans la moyenne de taille des chorégraphies.
Diamora : C’est pire qu’avant. Peut-être qu’on ira sur Grindr en live, peut-être qu’on a des nouvelles tenues encore plus slutty, peut-être qu’on se pécho.
Nanette : On essaie de garder le format hybride où il y a des moments de théâtre au milieu des chansons, on prépare des blagues et aussi des choses extrêmement sérieuses, comme on fait dans nos albums finalement. Mais on en garde sous le coude pour notre prochain projet : les DeserTGirlZ le Film. Bref j’en parle aussi dans mon livre.
Et dernière question, vous n'avez pas eu de problème pour mettre l’album en ligne avec ce titre ?
Diamora : Pour l’instant tout se passe bien. On attend patiemment d'être citées en commission parlementaire ceci dit, ou sur CNews, ça nous aiderait bien pour la promo.
Nanette : En fait on essaie de dire les pires choses pour faire un bad buzz et ça marche pas, y a juste des gens qui nous écrivent en disant que ça fait du bien d’entendre ça.
Gazoline : Le comble pour des meufs trans ! On arrive pas à se faire call out.
***
29 mai - Donkey Stock Festival, à THIL
30 mai - Point Fort d’Aubervilliers avec Sœurs Malsaines
26 juin - La Pente, à LYON
21 août - Festi' Tartare de Miettes, LE NOIRMONT (CH)
03 octobre - Le Romandie, LAUSANNE (CH)
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